[("Ça prend toujours plus de temps qu’on ne le pense, même en tenant compte de la loi de Hofstadter."

Découverte par le mathématicien et philosophe Douglas Hofstadter, empiriquement vérifiable en nombre de domaines, cette loi semble avoir un champ d’application quasi infini.)]

J’ai découvert cette loi dite du glissement de planning, dans les Miscellanées de Mr. Schott, ouvrage indispensable car plein de choses utiles et inutiles.

Elle a été énoncée dans son oeuvre-phare, Gödel, Escher, Bach, les brins d’une guirlande éternelle ( Gödel, Escher, Bach : An Eternal Golden Braid[1]) (1979, Prix Pulitzer en 1980).

J’adore ce genre de phrase : elle est "autoréflexive dans la mesure où elle se cite elle-même : de ce fait, elle nous pousse à suivre une logique récursive qui nous conduit à "penser en boucle". Autrement dit, même si nous tenons compte de la loi de Hofstadter pour planifier un travail, nous devons à nouveau reconsidérer la loi de Hofstadter pour être en accord elle-même ; ce processus se répète à l’infini, et il est devient en même temps impossible de satisfaire la loi de Hofstadter."