Le seul côté pénible des expéditions à l’autre bout du monde : le poids et la taille limités des bagages pour l’avion.

Constat

Quand on commence à vouloir prendre un flotteur (hydrospeed), une combinaison, un casque, des palmes, un gilet ... et toutes ses petites affaires, même si on va dans un pays chaud, on dépasse vite les 20 kilos.

Sachant que pour certaines compagnies, le poids est limité à 23 kilos (voire 20) et la taille totale ne doit pas dépasser une certaine mesure (souvent 158 cm pour hauteur + longueur + largeur).

Expériences

À chaque fois, on part à l’aéroport l’estomac un peu noué car on dépasse toujours un peu (des fois beaucoup !). Surtout pour le retour quand on rapporte en plus des souvenirs, même dans les cas où on a offert ou vendu une partie de son matériel sur place.

En 10 ans d’expéditions, j’ai tout connu :

  • aucune remarque et flotteur pris en oversized ;
  • négociation préalable avec la compagnie qui nous a exonéré de payer un supplément ;
  • négociation à l’enregistrement sans supplément ;
  • négociation avec bakchich ;
  • transfert de fringues du bagage soute au bagage cabine au dernier moment ...

On a toujours réussi à ne rien payer en supplément. Mais Fred s’est fait confisquer un couteau au moment d’un contrôle de bagages de cabine. Donc attention lors du transfert de dernière minute.

Préparation

Lors du choix de la compagnie, c’est important de vérifier le poids des bagages autorisés (30 kg est bien) et le nombre de bagages (2 est indispensable).

Une fois ces éléments connus, il faut limiter le poids et le répartir entre les bagages soute et cabine. Pour la taille, on a pas trop le choix.

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Nous sommes plusieurs à avoir un grand sac à dos en toile de fabrication maison dans lequel tient notre flotteur et tout le matos de nage. On porte notre matos sur le dos, et nos affaires perso dans un grand sac à dos sur le ventre. (sauf à s’adjoindre de "boys", il est important d’être capable de porter seul tout son matos).

Au moment de la préparation, on limite les fringues, les affaires de toilette (on peut en acheter sur place) et on répartit les affaires hors hydro entre le grand sac à dos de soute et le petit sac à dos de cabine.

D’expérience, un sac à matos volumineux mais léger passe bien. La combinaison, si elle est lourde, peut trouver sa place dans le bagage de cabine.

Dans tous les cas, évitez que votre sac à matos dépasse les 20 kilos, le maximum en transport passager étant fixé à 32 kilos.

Petit ustensile appréciable, surtout pour le retour : un pèse bagage de poche ("luggage hook scale" en anglais). Il permet de refaire la répartition des affaires avant d’arriver à l’aéroport.

Une fois à l’aéroport

Une fois à l’aéroport, voici quelques conseils :

  • Ne pas hésiter à porter un T-shirt en lien avec l’hydrospeed pour éveiller la curiosité et susciter la compréhension, avoir des photos ou des films sur son téléphone, son PC ou sa tablette.
  • Valoriser la compagnie choisie.
  • Au retour, rappeler qu’il n’y a eu aucun problème à l’aller.
  • En cas d’incompréhension, demander à parler au chef d’escale.
  • Ne pas trop bien parler anglais est un plus en cas de négociation.
  • Ne pas parler de matériel de kayak, mais plutôt de matériel de plongée. Kayak = supplément ou même transport par fret avec plusieurs jours de décalage.
  • En cas d’incompréhension totale, parler de planche de surf.
  • N’oubliez pas : dans tous les cas, de grands sourires facilitent beaucoup les choses.

Une fois, dès notre arrivée à l’aéroport, nous avions engagé la conversation avec une femme qui nous a questionné sur le but de notre voyage. Échanges d’amabilité, blagues, questions-réponses... Vingt minutes après, nous sommes en pleine négo avec l’agent du guichet d’enregistrement qui nous parle de taxes au kilo. La femme avec qui nous avons discuté s’avère être la chef d’escale. Elle s’approche, donne un ordre dans une langue bizarre et tout s’est arrangé !

Autre solution : accepter de payer d’avance l’excédent de bagage et le prévoir dans le budget. Après recherche, l’excédent pour matériel de sports peut aller jusqu’à 100 € par trajet.

Et n’oublier pas que le prix par kilogramme supplémentaire peut aller jusqu’à 45 EUR le kilo.

Dernière chose : il ne faut pas nager les deux jours avant de reprendre l’avion car le matériel mouillé prend facilement plusieurs kilos !

Bon courage à tous !


Ce post a été écrit suite aux questions liées au RWC 2013 en Indonésie