On dit un homme grand mais un un petit homme. Mais aussi un grand homme ou un homme mince
Autres exemples :
un grand chapeau
un chapeau étroit
un joyeux garçon
un garçon joyeux

Alors, l’adjectif devant ou derrière le nom ?

On trouve des explications très complètes sur le site très fourni et hétéroclite Au domicile des mots dits et écrits, dont une partie réservée à des objets plus pratiques, des outils langagiers et parmi ceux-ci L’ordre des adjectifs épithètes.

Cet article détaille donc les règles qui font qu’on place l’adjectif tantôt devant, tantôt derrière. On y apprend qu’il n’y a pas de règles précises en général. Extraits :

« Seuls les adjectifs suivants ont une place fixe après le nom : – les adjectifs de relation (le Conseil régional, la République française) ; – de couleur (le Chat noir, l’Armée rouge) ; – ou qui indiquent une forme (la Maison carrée, le Salon ovale).

Les adjectifs qui peuvent se rapporter à un jugement de plus de deux syllabes se placent après le verbe si leur sens est objectif : « le petit chat stupide ». On les prend comme des expressions complètes. Devant le nom, l’adjectif sera subjectif, lié au point de vue du locuteur ou au sentiment qu’il veut communiquer au lecteur : « le stupide petit chat ».

Voici une liste d’adjectifs courts qui sont le plus souvent antéposés par ordre décroissant de fréquence : petit, moindre, vieux, bon, meilleur, grand, joli, autre, mauvais, pire, jeune, gros, beau. Pourquoi ceux-là ? Ces adjectifs très fréquents ont conservé pour l’essentiel l’ordre de l’ancien français sauf dans des usages régionaux et des expressions figées.

[...]

« le petit chat stupide » : petit est disyllabique et est l’adjectif le plus souvent antéposé ; stupide est plutôt polysyllabique. « le stupide petit chat » : l’emploi de petit se rapporte à un groupe complet petit chat qui est assez objectif, la place de petit ne change pas car c’est ce qui est déjà connu ; stupide, au contraire, vient porter un jugement sur l’ensemble de ce groupe. « le beau petit chat » ne peut devenir « le petit beau chat » sauf à vouloir faire un effet de style : beau contient plus le jugement que petit. Il doit exister une hiérarchie parmi les adjectifs courts, mais cette hiérarchie peut être contredite par les changements de sens selon la place. »

À voir une liste de Quelques adjectifs qui changent de sens selon leur place.

Perso, j’aime bien :

  • une légère pensée, une pensée légère
  • ma propre chemise, ma chemise propre

Toujours sur ce site, on trouve aussi un article sur Les attributs de caractère qui détaille la manière d’utiliser le soulignement, l’italique, le gras, les capitales ou les guillemets, où il est conseillé d’éviter dans tous les cas le mélange de ces différents styles ou caractères : ça ne sert à rien d’employer à la fois LES CAPITALES, LE SOULIGNEMENT, L’ITALIQUE ET LE GRAS.